01 juin 2026 - 78 vues
1. Un nouveau nom : Auraïa
La coopérative unifiée abandonne ses anciens noms pour s'appeler désormais Auraïa. Ce nom évoque à la fois l'air (Aura), la terre (Gaïa), ainsi que l'aurore d'une nouvelle ère.
2. Des chiffres impressionnants
En s'unissant, les deux entités créent un véritable poids lourd économique dans la région :
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9 000 agriculteurs adhérents (ce qui représente près d'un exploitant sur deux sur leur zone d'influence).
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Un chiffre d'affaires d'environ 1,1 milliard d'euros.
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Près de 1 900 salariés (hors saisonniers).
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Un territoire immense qui s'étend désormais sur un axe central du Sud-Ouest, allant de Limoges jusqu'au pied des Pyrénées, et de Bordeaux à Toulouse.
3. Une gouvernance paritaire
Pour piloter cette nouvelle structure, un binôme complémentaire a été mis en place :
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Président : Florent Estebenet (38 ans), qui présidait déjà Vivadour.
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Directeur général : Sylvain Théon, qui occupait jusqu'alors ce poste chez Terres du Sud.
L'objectif de cette fusion est de renforcer la compétitivité de ces deux groupes très polyvalents (présents dans les grandes cultures, les semences, la viticulture, les volailles, les palmipèdes ou encore les ruminants) tout en maintenant un ancrage local fort pour pérenniser le modèle agricole régional.
L'impact territorial : Le "maillage des silos" préservé
C'est le point clé qui a facilité l'accord de l'Autorité de la concurrence : la proximité. Sur le terrain, les deux coopératives sont très complémentaires et se chevauchent peu géographiquement.
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Le Lot-et-Garonne et la Dordogne (bastions historiques de Terres du Sud) apportent leur expertise sur les fruits, légumes et la polyculture de la vallée de la Garonne.
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Le Gers (cœur de Vivadour) apporte sa puissance sur les grandes cultures sèches, l'irrigation et la viticulture gasconne.
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Au niveau local : La fusion vise à optimiser la logistique sans pour autant fermer les sites de collecte de proximité (les silos). L'enjeu est de réduire les distances de transport des récoltes et de rationaliser les outils agroalimentaires à taille humaine.
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Le point par filière : Une polyvalence renforcée
Auraïa devient une coopérative majeure "multi-filières" avec un équilibre très marqué entre le végétal et l'animal.
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Les Grandes Cultures & Semences : C’est le très gros morceau. En unissant leurs capacités de stockage et de commercialisation, Auraïa pèse lourd face aux marchés internationaux, tout en développant des segments spécifiques comme les semences potagères et les protéines végétales (à l'instar du projet Texipro initié par Vivadour).
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Les Productions Animales (Volailles & Palmipèdes) : La fusion rassemble des marques et des filières à fortes identités régionales, notamment le Gers et le Périgord/Sud-Ouest (IGP). L'alliance permet de sécuriser les débouchés des éleveurs de volailles de chair, de ponte et de canards gras, face aux crises sanitaires récurrentes (influenza aviaire).
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La Viticulture : Vivadour apporte une forte activité viti-vinicole (notamment autour des Côtes de Gascogne et de l'Armagnac). Cette filière bénéficiera désormais de la force de frappe commerciale globale du nouveau groupe pour la distribution.
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Les Fruits & Légumes : Portée historiquement par Terres du Sud, cette branche profite d'un réseau élargi de magasins de distribution spécialisée (comme les enseignes Gamm Vert adossées aux coopératives) pour promouvoir les productions locales en circuit court.
3. L'impact social et humain
Pour les 1 900 salariés, la vigilance est de mise du côté des partenaires sociaux (notamment la FGTA-FO), qui suivent de près l'harmonisation progressive des statuts et des conventions collectives des deux anciennes entités. La direction a toutefois réaffirmé sa volonté de maintenir un modèle durable et solidaire, ancré dans l'économie locale, sans plan social massif, en s'appuyant sur la complémentarité des équipes existantes.
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