Pour la Confédération paysanne ce qui tue les paysans, ce sont les distorsions de concurrence organisées par le "libre-échange"


30 janvier 2024 - 890 vues

Des pans entiers de la production agricole nationale sont en train de s'effondrer, victimes des 
importations à bas prix provenant du bout du monde ou de nos voisins européens.                     
Les Accords de Libre-Echange, parmi lesquels le Marché Unique Européen, organisent 
délibérément cette catastrophe, qui ruine la souveraineté alimentaire du pays en éliminant ses 
paysans. Toutes les productions et pratiquement tous les modes de production sont 
concernés. .L’Agriculture biologique et l’apiculture n’y échappent pas. Les drames humains qui en 
découlent se déroulent généralement à bas bruit. La révolte paysanne en cours constitue une 
rupture, et une occasion rare d'exiger une transformation radicale des conditions économiques et 
commerciales d'exercice de notre métier et de production de notre alimentation.
 Pour garantir un revenu aux paysans la Confédération paysanne exige l'instauration 
de Prix Minimum d'Entrée sur le marché national, applicables aux importations !
 Ce mécanisme simple, peu coûteux, juste et de bon sens vise à interdire l'importation de chaque 
produit agricole à un prix inférieur à son prix de revient moyen dans nos conditions sociales, 
salariales, et règlementaires françaises. Plutôt que la fuite en avant "compétitive" qui élimine les 
paysans pour les remplacer par des chimistes, des robots et des importateurs, nous exigeons la 
protection de notre agriculture.
 Avec le mécanisme de prix minimum d’entrée appliqué au  marché français les pouvoirs publics 
sont en mesure d’agir en profondeur à la racine de la crise majeure que traverse l’agriculture.
 Par ailleurs solidaire avec les mobilisations sur Paris la Confédération paysanne appelle les 
paysans à rester mobilisés dans le département.
 Un rassemblement est prévu mercredi matin 31 janvier à 9h, en partenariat avec le Modef et
 l'Abeille Gasconne, sur le rond point de Damazan (entrée autoroute) pour exiger la 
protection de notre agriculture par l’instauration de règles économiques loyales.

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