Le Parti animaliste La FNSEA a tué le mouvement des agriculteurs


02 février 2024 - 995 vues

Pendant que les agro-industriels, tels Lactalis, Avril et autres, mais aussi les lobbys tels Interbev, tordent le bras aux producteurs et que la FNSEA et ses satellites (Jeunes Agriculteurs...) contribuent à perpétuer un modèle agricole dépassé et figé dans l’industrialisation forcenée, le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation retarde la transition pourtant nécessaire à la survie de notre agriculture et à la prise en compte des animaux et de l’environnement. Nos agriculteurs sont plongés par les gouvernements successifs, les agro-industriels et leurs syndicats dans une spirale d’endettement, de productivisme et de concurrence internationale sans fin. 

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a fait de nouvelles annonces jeudi 1er février. Alors que rien de concret n’a été mis sur la table, hormis une mise en pause (et en cause) du plan Ecophyto, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs semblent s’en satisfaire. Pourtant rien de précis n’a été annoncé sur le volet social, sur la protection de notre souveraineté alimentaire ou la condition animale.
Sans surprise, les agro-industriels ont été les seuls à vraiment discuter avec le gouvernement.
Maintenant qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient, à savoir l’allégement des normes environnementales, ils ont tué le mouvement.

Hélène Thouy, tête de liste du Parti animaliste pour les élections européennes de 2024, ajoute : « Notre critique ne vise pas l'agriculture française dans son ensemble, bien au contraire. Notre objectif est de promouvoir une transition vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement, des animaux, et des agriculteurs eux-mêmes. Ce n'est pas le changement qui doit faire peur à nos agriculteurs, mais bien l’immobilisme. »

Le Parti animaliste porte une réforme majeure

Le plan du Parti animaliste pour l’agriculture est le seul capable de garantir notre souveraineté alimentaire et un revenu décent à nos agriculteurs. Parmi nos principales mesures : 
 

  • Garantir l’application des normes européennes pour les importations provenant des pays tiers.
  • Réorienter les subventions de la PAC pour accompagner la reconversion des éleveurs vers une production végétale, seul chemin pour garantir notre souveraineté alimentaire.
  • Prendre en charge l’endettement des éleveurs qui se reconvertissent en production végétale. 
  • Interdire la création et l’extension d’exploitations basées sur un système d'élevage intensif ou industriel, et arrêter progressivement les subventions à ce type d’élevage.
  • Fixer un taux de TVA réduit sur les produits alimentaires végétaux, pour garantir un panier durable et abordable aux consommateurs, tout en améliorant la rémunération des producteurs.

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