03 septembre 2025 - 1252 vues
Madame la Ministre,
Je souhaite attirer avec la plus grande gravité votre attention sur la situation critique que traverse aujourd’hui le service des urgences, le SAMU et le SMUR du centre
hospitalier Agen-Nérac, et plus largement l’organisation des soins urgents dans le Lot-et-Garonne.
Les annonces récentes de fermeture des lignes médicales le week-end, faute de praticiens disponibles, marquent un point de rupture. Elles traduisent à la fois
l’épuisement des équipes et l’incapacité structurelle de notre système à assurer une continuité de soins pourtant indispensable.
1) Un épuisement des équipes arrivé à son paroxysme
Les urgentistes et médecins généralistes du département ont assuré plus de 5 000 heures supplémentaires en quatre mois, sur la base du volontariat, dans un contexte
estival particulièrement tendu. Certains praticiens ont enchaîné jusqu’à 80 heures de travail clinique par semaine, parfois même 96 heures, soit le double de la durée
maximale légale. Ces dépassements, souvent rémunérés en heures supplémentaires moins bien payées que les heures normales, ne peuvent plus être considérés comme une
variable d’ajustement. Il est inique d’imaginer que l’hôpital puisse continuer à fonctionner sur la seule bonne volonté et l’épuisement de ses médecins. Cette logique conduit à la
dégradation de la qualité des soins, à des risques accrus pour les patients et à une démotivation profonde des équipes. Lire La suite de la lettre




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