Député David TAUPIAC interpelle le Ministre de l’Agriculture sur les retards de versement des aides de la PAC 2023


20 mars 2024 - 690 vues

Gers, France, le 20 mars 2024 – Lors des questions aux gouvernements du mercredi 20 mars, Monsieur David TAUPIAC, Député du Gers, a interpellé Monsieur Marc FESNEAU, Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, au sujet des retards de versement des aides de la Politique agricole commune (PAC) pour l'année 2023.

Dans son intervention, le Député David TAUPIAC a rappelé l'engagement pris par le Premier Ministre, affirmant que l'intégralité des aides de la PAC 2023 devait être versée au 15 mars dernier, conformément à une promesse écrite faite aux agriculteurs le 21 février précédent. Toutefois, il a souligné que cet engagement n'a pas été respecté, suscitant ainsi la colère et la frustration parmi les agriculteurs.

Les retards de versement concernent principalement les aides couplées pour le bio, l’assurance récolte, les compléments protéagineux et les aides fourragères, ce qui a généré des difficultés financières pour de nombreux exploitants. Dans le département du Gers, par exemple, seulement 22 dossiers sur 582 pour les aides au maintien bio ont été payés fin mars, tandis que pour les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC), seuls 264 dossiers sur 642 ont été traités.

Ces retards et cette situation chaotique sont observés non seulement dans le Gers, mais également dans d'autres départements tels que l'Indre, la Picardie, la Haute-Garonne et plus généralement en Occitanie. Malgré les efforts des Directions Départementales des Territoires (DDT), confrontées à des effectifs réduits et des moyens limités, la gestion des dossiers s'avère complexe et les délais de traitement sont difficilement respectés.

Face à cette situation, Monsieur David TAUPIAC a appelé le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour soutenir les exploitants agricoles en difficulté. Il a notamment demandé la mise en place d'un moratoire au niveau national sur les cotisations, taxes et charges, le temps que le règlement définitif des aides soit effectué, soulignant ainsi l'importance de la crédibilité de la parole politique.

En conclusion, Monsieur David TAUPIAC a exprimé sa reconnaissance envers les préfets et les autorités locales qui cherchent des solutions pour soutenir les agriculteurs, tout en insistant sur la nécessité d'une action gouvernementale urgente et concertée pour résoudre cette crise.

La réponse du Ministre de l’Agriculture, au-delà d’une agressivité malvenue et inutile au regard de la situation, ne prend pas en considération les impacts sur les trésoreries de ce retard supplémentaire. Pire, il oppose un déni de réalité qui peut qu’inquiéter à l’approche des débats de la future loi agricole.

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