10 septembre 2026 - 157 vues
Michel GABAS, candidat aux élections sénatoriales du 27 septembre dans le Gers se confie sur l’essence de son engagement politique pour le département dans un pays en manque d’ambition.
Je crois au pragmatisme en politique : Ce principe n'a jamais été aussi actuel et peut répondre aux fractures françaises. Contrairement au dogmatisme il refuse les positions figées qui nous paralysent. Ma vision de la politique unit l'autorité à la liberté, la solidarité à la responsabilité et l'État aux territoires. Une nation forte repose sur le travail, la dignité et le bien commun. Le Gers est une France en concentré : une population rurale active, qui n'a pas renoncé ; des villages et des bourgs ; une économie agricole, viticole, artisanale et touristique. Il ne demande aucun traitement de faveur, seulement que la République tienne ses promesses partout. Si je suis élu, j'entends les faire respecter au prisme de mes valeurs républicaines. La première promesse est de respecter les communes. La subsidiarité commande de décider au plus près. Il faut des ressources stables, la compensation des charges transférées, et des normes adaptées aux réalités rurales. Rendre aux communes leur liberté d'action, c'est rendre leur dignité à des élus trop souvent oubliés par les décisions parisiennes. La deuxième promesse est l'égalité devant la santé. Pharmacien et maire, je sais que l'éloignement d'un médecin, d'un spécialiste ou d'un service peut retarder un dépistage ou laisser une famille seule. Une personne ne peut être réduite à un coût, à un flux ou à un indicateur. Il faut développer les consultations avancées, la télémédecine accompagnée, les équipes mobiles de prévention et une réponse locale en santé mentale. Les personnes âgées doivent pouvoir rester chez elles aussi longtemps qu'elles le souhaitent, avec des aidants soutenus. Le Gers peut expérimenter cette organisation, puis, si elle fonctionne, la généraliser. La troisième promesse concerne ceux qui produisent et nous nourrissent. Je place le travail avant
l'assistance. Nos agriculteurs doivent vivre de leur production, investir et transmettre : réciprocité des
normes, fin des surtranspositions, transformation locale, gestion de l'eau décidée au plus près. La quatrième promesse est de préparer l'avenir sans sacrifier le présent.
Le changement climatique est une réalité qui impose de sortir du dogmatisme, non de basculer dans l'extrémisme.
Notre écologie doit reposer sur la science et les résultats : rénover les logements anciens, préserver l'eau, adapter les exploitations, sans imposer de solutions uniformes qui pénalisent ceux qui n'ont ni
métro ni services à proximité. La cinquième promesse est la souveraineté : la capacité de la France à choisir son destin, à produire
l'essentiel, à ne pas dépendre des autres pour se nourrir, se soigner ou produire son énergie. C'est aussi garantir la sécurité de toutes et de tous, notamment
celle des élus qui font vivre la démocratie au quotidien. Dans le Gers, elle prend le visage de nosagriculteurs, artisans, entreprises et soignants. La ruralité n'est pas une survivance : elle est l'âme de la France. Nous devons permettre aux jeunes de rester ou de revenir, soutenir le logement, la mobilité, le numérique, le commerce et l'artisanat. Le Gers n'est pas un territoire à assister, mais un territoire capable de créer, d'expérimenter et d'inspirer. Cette force du Gers tient aussi à quelque chose que les statistiques ne mesurent pas : une manière d'être
ensemble. Ici, on ne vit pas les uns à côté des autres, on vit les uns avec les autres. La vie du bourg qui s'organise entre voisins, les marchés de produits
locaux, les fêtes traditionnelles locales préparées collectivement, le voisin qui passe prendre des nouvelles sans qu'on le lui demande : ce ne sont pas
des images d'un passé révolu, mais une manière de tenir debout que le monde rural a préservée quand d'autres l'ont perdue. Cette solidarité n'est pas un
supplément d'âme : c'est une force vive, un capital que la République doit reconnaître et non fragiliser. Face à un individualisme qui isole et à une société qui
promet toujours plus de liens virtuels et marchands pour toujours moins de présence réelle, le Gers rappelle une vérité simple : on ne se sauve jamais
seul, on se construit ensemble. C'est cette âme des territoires, faite de solidarités concrètes et d'attention à l'autre, qu'il faut défendre et transmettre. Cette âme
collective n'est pas tournée vers le passé : elle est une ressource pour l'avenir. Un territoire qui sait encore faire ensemble est un territoire qui peut encore
entreprendre ensemble. Le Gers regorge de savoirfaire, d'artisans, d’agriculteurs et d'entrepreneurs qui n'attendent qu'un cadre pour investir et embaucher
C'est cette même solidarité qui doit permettre à notre jeunesse de choisir le Gers plutôt que de le fuir : en lui donnant des raisons d'y rester (un emploi, un logement,
une formation, un avenir) et des raisons d'y revenir une fois formée ailleurs. Un territoire qui prend soin des siens est aussi un territoire qui donne envie d'y grandir
et d'y bâtir sa vie. Comme l'écrivait Alexandre Dumas, « tous pour un, un pour tous » : cette devise n'appartient pas qu'aux mousquetaires, elle est la grammaire silencieuse de
nos villages gersois, où chacun sait qu'il peut compter sur l'autre. Cette ambition exige une méthode : la participation. Élus, professionnels, salariés, associations
et habitants doivent être associés avant la décision. Ce qui fonctionne doit être généralisé ; ce qui échoue, corrigé ou arrêté. Le Sénat est la chambre des
territoires, celle qui transforme l'expérience du terrain en décision nationale. Le rôle d'un sénateur n'est pas
de se perdre dans le parisianisme, mais d'en comprendre les rouages pour défendre les élus locaux. Le pragmatisme doit y retrouver toute sa place
et rappeler que nos territoires ont des solutions à proposer pour construire notre destinée commune. Du Gers à la France, montrons qu'il est possible de protéger sans étouffer, de libérer sans abandonner
et d'unir sans uniformiser. Par une action guidée par le bon sens, le Gers peut contribuer, par l'exemple, à rendre à la France sa grandeur.
Michel Gabas




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