Organisation, planning: à quoi va ressembler le grand débat?

10 janvier 2019 - 160 vues

Le grand débat démarre le 15 janvier prochain. Après le retrait de Chantal Jouanno, l'incertitude règne sur son organisation.

Comment va-t-il se dérouler?

Le débat doit durer deux mois, du 15 janvier au 15 mars. Ses formes seront multiples : débats dans les mairies, sur les marchés ou lieux de travail, courriers, plateformes numériques... "Chacun peut organiser un débat, à l'échelle du quartier, de la commune, de la région, d'une association en s'aidant d'un kit pour la tenue des débats proposé par la CNDP", précisait la Commission avant le retrait de Chantal Jouanno.  

La ministre en charge de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, va présenter le 14 janvier un kit méthodologique aux associations d'élus. Il comporte des données pour organiser un débat. Le quotidien précise que chaque réunion devra "être déclarée 7 jours avant sa tenue, en précisant la date, le lieu et le nombre de participants attendus. Elle sera confiée à un animateur supposé garantir une certaine 'neutralité'".  

Les maires auront un rôle central dans l'organisation de ces débats. L'Association des maires ruraux de France (AMRF) est en première ligne. Elle recueille les revendications inscrites sur les cahiers de doléances de 5000 communes pour en faire une synthèse. Elle souhaite "apporter cette matière aux plus hautes instances : députés, sénateurs, gouvernement et au président de la République", indique Vanick Berberian, son président. 

Quels sont les thèmes?

Le gouvernement a fixé quatre thèmes: la "transition écologique", "la fiscalité et les dépenses publiques", la "démocratie et la citoyenneté" et "l'organisation de l'État et des services publics". L'immigration, d'abord annoncée par Emmanuel Macron comme un thème en soi, a finalement été intégrée au thème "citoyenneté". 

Sur quoi peut-il déboucher?

Le grand débat débouchera sur des réalisations concrètes "d'ici la mi-avril", a annoncé mardi Benjamin Griveaux. Emmanuel Macron a néanmoins déjà tracé des lignes rouges: pas question de "détricoter" les réformes décidées depuis 18 mois, comme la suppression de l'ISF. Ni de renoncer aux réformes prévues (retraites, fonctionnaires, minimas sociaux...).  

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