Villeneuve Sur Lot : Patrick Cassany très critique envers ses adversaires pour les élections


05 novembre 2019 - 119 vues

Solidité et stabilité :  le Maire de Villeneuve  Patrick Cassagny

Ce soir en rentrant chez moi, au cœur de la bastide, une petite dame dynamique m'a abordée et m'a dit «quel bazar ça va être encore ces élections municipales. Heureusement que vous êtes là. Vous travaillez sérieusement pour Villeneuve, et vous faites de bonnes choses ». Des propos qui, bien-sûr, font plaisir à entendre et font chaud au coeur. Bien travailler pour Villeneuve, c'est justement ce à quoi je consacre mes journées.  

Au-delà de ce mot gentil, son jugement n'était pas dénué de bon sens. Le spectacle de « bazar » qu'offrent les oppositions est effectivement en cette période assez triste.

A l'extrême gauche, finalement pas d'imagination, la reprise des mêmes vieux poncifs que la droite locale et quelques idées saugrenues comme installer le centre de loisirs à Lascrozes en plein milieu d'une zone naturelle protégée, ou créer un nouveau service municipal de jardiniers pour cultiver des légumes bio. Pourtant l'écologie, dont personne n'a le monopole, est un sujet important. C'est pour cela que nous avons été les premiers à adopter un Plan Climat Air Energie Territorial, à être labellisé Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte, à définir un Atlas de la Biodiversité, et nous en sommes déjà à 30 % de repas bio ou locaux pour la restauration dans les écoles publiques.

Chez les Républicains, Guillaume Lepers a remarquablement réussi à démontrer qu'il est loin de faire l'unanimité à droite, et qu'il a du mal à prendre des décisions. Ce qui est un problème quand on veut être maire. Son attitude augure très mal de l'avenir s'il était élu. Quand on veut construire une équipe municipale solide, on commence par être clair et honnête avec ses colistiers. On ne joue pas à un double jeu pendant quatre mois, négociant le soir avec le député de Beauville et le matin avec Piot et Pinzano. Tout cela pour essayer de capter des voix de LREM sans que ses amis politiques ne le voient trop. Tartuffe n'est pas loin. A moins que Guillaume Lepers ne soit pas celui qui décide véritablement.
Me concernant, je ne suis pas adhérent de LREM et je n'approuve pas la politique libérale du gouvernement. En accord et en transparence avec mon équipe, je n'ai donc engagé aucune négociation. Villeneuve mérite mieux que des marchandages de postes. Je crois que les électeurs sont intelligents et se prononceront en fonction du bilan et du projet municipal.

A l'extrême droite, le Rassemblement National constitue une liste, sans avoir à se soucier d'un programme. Il suffira malheureusement d'une photo de Marine Le Pen sur la profession de foi et de jouer sur les peurs.

Il y a même aussi un ancien élu, condamné par la justice pour prise illégale d'intérêt, qui ressasse le passé, ses rancoeurs, sa haine et sa jalousie. Mais on n'a jamais rien construit de bon sur cela. Il en oublie même la bonne gestion municipale, le blocage des taux de la fiscalité et le désendettement de la Ville.

Pendant ce temps, avec mon équipe, nous travaillons pour Villeneuve. Nous préparons un projet pour notre prochain contrat municipal, et nous gérons la ville au mieux de ses intérêts présents et à venir. Le chantier de la future Halle gourmande avance bien et elle devrait ouvrir à la fin du mois. La Mission Locale avec des services au public pourra s'installer rue de Casseneuil en décembre. La construction du nouveau Foyer des Jeunes Travailleurs démarrera en fin d'année. En janvier, un espace de co-working ouvrira rue Sainte- Catherine. L'agrandissement de l'école de Courbiac poursuit son cours, comme le projet de résidence seniors sur les bords du parc de Saint-Cyr, où le chantier de la nouvelle école d'infirmières a démarré. Rarement il y aura eu autant d'investissements publics et privés à Villeneuve. Les investissements privés importants doivent être signalés, parce qu'il démontrent qu'en investissant leur propre argent, ces investisseurs croient, comme nous, en l'avenir de Villeneuve.
Plus que cette agitation préélectorale, ce « bazar », comme disait la dame que j'ai croisée, ce qui me préoccupe, ce sont les mouvements profonds qui traversent nos sociétés et donc Villeneuve : ce repliement sur soi, cette dilution de l'intérêt général et du Bien public, cette perte de la mémoire et les nombreuses défaites de la Raison.
C'est pour cela que je pense que dans ces périodes mouvantes et de confusion, où nos concitoyens ont besoin de protection par rapport à un environnement hostile, où les services publics constituent souvent les derniers liens indispensables, nous avons besoin dans nos villes de stabilité et de solidité.


 

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