Santé : le maire d’Auch, président du conseil de surveillance de l’hôpital, interpelle les services de l’Etat


22 février 2019 - 754 vues

A l’occasion d’un conseil de surveillance de l’Hôpital d’Auch qui s’est tenu jeudi 21 février, le maire d’Auch, président du conseil de surveillance de l’établissement, a été interpellé par les personnels en grève de cet établissement sur les conditions d’accueil difficiles des patients et de travail des agents hospitaliers dans certains services en raison de la vétusté des locaux et des équipements (3/4 des chambres n’ont pas de douche et les patients utilisent les douches communes).
Depuis plusieurs années, l’Hôpital d’Auch connaît des tensions budgétaires qui s’aggravent au fil du temps jusqu’à mettre en cause le maintien même de certaines activités médicales, voire des services. Les personnels médicaux, techniques et administratifs continuent toutefois d’assurer leur mission avec courage, dévouement et compétence dans des conditions de plus en plus difficiles du fait de cette insuffisance chronique de moyens.
Ayant fait l’objet de plusieurs plans de retour à l’équilibre depuis plus de 10 ans, cet établissement a subi de plein fouet l’impact de certaines dispositions de la loi HPST dont la mise en oeuvre de la T2A, la tarification à l’acte.

« Dans ces circonstances, déclare Christian Laprébende, je demande solennellement à l’ARS Occitanie de répondre aux besoins actuels et urgents de modernisation de l’établissement par l’allocation dans les délais les plus rapides d’une dotation spéciale d’investissement au Centre hospitalier d’Auch. »
« L’établissement, dit-il, doit être accompagné pour lui permettre d’acquérir des équipements et matériels nécessaires pour prendre en soins dignement les patients et faciliter le travail quotidien du personnel. Des travaux de rénovation et d’humanisation des locaux sont également indispensables pour sécuriser, a minima, la qualité de prise en charge des patients et la sécurité des personnels. »
« Il s’agit en effet, conclut Christian Laprébende, de garantir aux Gersois une offre de santé publique à la hauteur de leurs attentes et de leurs droits et de construire dans la concertation, avec le soutien de l’Etat, un projet de santé de territoire durable liant étroitement médecine de ville, médecine de campagne, établissements de santé du territoire et hôpital pivot. »

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