AUCH : Centre hospitalier : Christian Laprébende exige le maintien à Auch d’un service public d’imagerie médicale


29 novembre 2019 - 190 vues

Alors que l’agence régionale de santé d’Occitanie a donné son accord à un projet privé d’IRM qui fait peser une menace directe sur la pérennité du matériel d’imagerie médicale de l’hôpital public, le maire d’Auch Christian Laprébende se mobilise pour la sauvegarde, à Auch, d’un service public d’imagerie médicale.
« J’exige que l’Agence régionale de santé (ARS) prenne toutes les dispositions nécessaires pour que le matériel d’imagerie médicale utilisé par l’hôpital d’Auch et qui a besoin aujourd’hui d’être remplacé puisse l’être dans les meilleurs délais », dit-il.
Mis en service il y a plus de 10 ans (en 2006), ce matériel de scanner et d’IRM est géré par un groupement d’intérêt économique (GIE) dans lequel l’hôpital siège à 50% et deux acteurs privés respectivement à 30% et 20%.
« Il n’est pas acceptable qu’un seul membre de ce GIE disposant d’une voix de blocage, parce qu’il a un projet d’IRM privé validé par l’ARS, puisse empêcher le renouvellement de ce matériel utilisé à 50% par l’hôpital public », poursuit Christian Laprébende.
« Cette situation va à l’encontre de l’intérêt général : en tant que maire d’Auch et président du conseil de surveillance de l’hôpital, je ne peux pas accepter que l’hôpital public de notre ville qui est aussi l’hôpital public du département, ne dispose pas de cet outil indispensable à un bon exercice de la médecine. »

« Aujourd’hui, les statuts du GIE créé en 2005 pour l’acquisition et le partage de ce matériel coûteux permettent à un seul de ses membres d’empêcher pour des raisons strictement mercantiles qu’il soit renouvelé. »
« L’Agence régionale de santé doit prendre ses responsabilités pour faire cesser ce trouble et lever nos doutes » conclut le maire d’Auch qui en appelle à la ministre de la Santé et demande à être reçu par le directeur de l’agence régionale de santé.
« J’appelle tous nos concitoyens et les élus à se mobiliser pour la défense de notre hôpital public qui souffre déjà d’un cruel défaut d’entretien et d’un manque de moyens chronique. Les Auscitains et les Gersois doivent exiger de la puissance publique, c’est-à-dire de l’Etat représenté par son agence régionale de santé, qu’elle maintienne un service de soin de qualité et performant accessible à tous. »

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