16 juin 1940 : Face à la débâcle militaire devant l'avancée allemande, le maréchal Philippe Pétain devient président du Conseil.
17 juin 1940 : Pétain annonce à la radio son intention de demander l'armistice (qui sera signé le 22 juin). Refusant la capitulation, le général de Gaulle part pour Londres le jour même afin de poursuivre le combat.
Le 18 juin, avec l'accord du Premier ministre britannique Winston Churchill, de Gaulle s'exprime sur les ondes de la BBC. Ses arguments principaux sont :
La défaite n'est pas définitive : La guerre ne se limite pas au territoire français ; il s'agit d'une guerre mondiale.
Le potentiel des alliés : La France peut s'appuyer sur l'immense force industrielle des États-Unis et sur l'Empire britannique.
L'appel à l'action : Il invite les militaires, les ingénieurs et les ouvriers spécialisés français à le rejoindre pour organiser la résistance.
La phrase célèbre (souvent associée à ce jour) :
"Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas."
(Note : La formule culte « La France a perdu une bataille ! Mais la France n'a pas perdu la guerre ! » est issue de l'affiche « À tous les Français » placardée un mois plus tard, en juillet 1940, mais elle résume parfaitement l'esprit du 18 juin).
Sur le moment : L'appel a été très peu entendu en direct le 18 juin, mais le texte est largement diffusé dès le lendemain dans la presse régionale et par les radios.
L'acte de naissance de la France Libre : Ce discours transforme un général de brigade alors peu connu en chef politique et militaire de la France combattante.
Commémoration : Chaque année, le 18 juin est une journée nationale célébrant l'esprit de résistance et le refus de la défaite.