GERS : lutte contre la maltraitance en 2017

15 juin 2018 - 225 vues

Le Numéro Vert Social est le référent départemental du 39-77, le numéro national mis à la disposition des personnes âgées ou handicapées victimes de maltraitance ou souhaitant signaler une « situation préoccupante » selon la terminologie juridique.

Toutes les informations font l’objet d’une saisine sur une plate-forme nationale permettant ainsi d’avoir un état global des situations dans le département.

Les contacts que nous avons avec la Procureure démontrent une recrudescence de la violence dans le Gers

Les résultats de notre service attestent de cette réalité préoccupante :

 

  • 88 situations ont été traitées en 2017, soit une hausse 40% d’augmentation.

  • 17 signalements au parquet : 9 pour les personnes âgées et 8 pour les personnes handicapées)

 

La maltraitance: plus souvent au domicile qu’en établissements

Personnes âgées :

46 dossiers nous ont été soumis dont 39 concernent le domicile et 7 les EHPAD. La maltraitance principale est physique 26%.

Viennent ensuite, les violences psychologiques 21%, financières 13% et les négligences 11%. Cette année a même vu l’apparition d’un cas de violence de violence sexuelle.

Personnes handicapées

32 situations ont été soumises à la cellule départementale, dont 22 ont été identifiées comme préoccupantes. 15 concernent des personnes résidant à leur domicile et 7 en institution.

8 Dossiers ont été transmis à la Procureure.

La maltraitance psychologique est la plus rencontrée (37%), suivie par la maltraitance physique 20% et financière 11%.

Le fait d’être handicapé multiplie par trois le risque de subir un acte de criminalité et en cas de déficience mentale, par quatre, le risque de subir des abus sexuels.

Nos statistiques le confirment, on constate trois dossiers de violences sexuelles : une à domicile et deux en institution.

La maltraitance est un phénomène complexe parfois imperceptible

 

Elle correspond, en effet, à une succession de petits actes qui, réunis, créent les conditions de l’isolement et de la souffrance des personnes handicapées. De même, la souffrance causée par les personnels aux personnes handicapées, peut être sous-estimée en raison de préjugés ou d’une méconnaissance du handicap et de la perception de la réalité par les handicapés.

Le manque de qualification peut aussi expliquer une part des actes de malveillance en établissements. Le personnel a pu intérioriser des comportements maltraitants ou qui le sont devenus, la routine ne les amenant pas à s’interroger sur le sens de leurs actes.

 

La cellule départementale comment ça marche ?

 

A réception de toute information préoccupante, la cellule composée du Directeur de l’Action Sociale Territoriale (DAST) et du Chef de service du Numéro Vert Social recherche si la situation en cause est déjà connue des services départementaux et / ou a déjà fait l’objet d’un recueil d’information.

La cellule procède à une analyse rapide de la situation afin de procéder, au vu de la grille d’indicateurs médico-psycho-sociaux de vulnérabilité et de maltraitance :

  • Soit à un signalement sans délai au Procureur de la République du fait de son extrême gravité.

  • Soit à une enquête sociale si des informations complémentaires sont nécessaires.

 

Le Numéro Vert Social avertit le référent violences de la Gendarmerie ou de la Police de l’envoi de cette procédure au Parquet.

 

 

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article